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Est-ce que lire sur papier est plus écologique que sur liseuse ?Bohwaz#
Réponse simple : ça dépend. Le mieux reste les bibliothèques bien sûr !
Dans l’étude, il est indiqué que l’impact d’une liseuse serait compensé :
- à partir de 10 livres lus chaque année, si les livres sont neufs et jamais réutilisés
Pas de surprise, pour moi, la liseuse est intéressante pour des livres qu’on ne souhaite pas conserver, collectionner, partager. De la lecture divertissement.
NUMÉRO SPÉCIAL : Comment l’IA oriente (et dégrade) peu à peu notre réalité communeLaure Coromines#
Une perspective réjouissante quand on sait, comme le rappelle Le Monde, que Gemini s’appuie de plus en plus pour calibrer ses réponses sur des données privées de l’utilisateur, tirées de Drive ou Gmail.
Tous les verrous ont sauté ces dernières années, on avait l’habitude que Meta soit assez prédateur. J’avais tendance à considérer que Google / Apple n’exploitaient nos données que de manière localisée (ads, services) et “contenue”. Mais depuis l’essor de l’IA, il n’y a plus rien de privé, utiliser des données personnelles pour entraîner des IA n’est plus tabou, voler des données non plus.
Aujourd’hui, elles pourraient bien enterrer les résultats obtenus traditionnellement sous forme de liste de liens, même si Google affirme que son moteur proposera toujours une multiplicité de résultats.
Vu la taille de l’aperçu IA, oui, on peut dire qu’ils sont enterrés.
Par 42 degrés à l’ombre, scroller et cliquer sur trois liens pour confronter les informations au lieu de jouir d’une synthèse prédigérée sera probablement au-dessus de nos forces.
Sans aller jusqu’à l’incapacité physique, c’est dur de ne pas regarder. Ça bouge, il y a de la couleur, ça parle exactement de ce qu’on cherche. Ça demande un effort considérable d’aller chercher sa réponse dans la liste de lien 1000 pixels en dessous.
De nombreux sites web pourraient par ailleurs être court-circuités ou carrément invisibilisés, réduisant dangereusement l’éventail de réponses fournies à des questions parfois complexes.
Quand les médias auront tous fermé, d’où l’info viendra ? Je vous le donne en mille : des contenus générés par IA pour le compte des spammeurs du SEO !
Selon Google, près d’un milliard d’utilisateurs aurait déjà recours au moins une fois par mois au mode IA, et aux États-Unis, près de 7 recherches Google sur 10 aboutissent sans que l’internaute ne clique sur le moindre lien.
Des errances à l’origine parfois d’importantes découvertes. En témoigne le cas des physiciens Wilson et Penzias qui, en cherchant à identifier l’origine d’un bruit parasite, ont apporté la preuve de la théorie du Big Bang.
Il y a curiosité et curiosité ! Je comprends le point, si la curiosité diminue chez tout le monde, on aura moins de gens tournés vers l’exploration sans but. Mais j’ai deux choses à redire:
- On peut dire ça de tout ce qui rend la vie plus facile (dans le sens où la chose demande moins d’effort). Exemple : la livraison à domicile diminue notre capacité à nous déplacer. Ça n’implique pas que les performances au marathon vont diminuer.
- La recherche est une exploration oui, mais une exploration rémunérée, et les objectifs sont d’explorer, de creuser. L’IA peut facilement être vue comme un atout de ce côté là aussi.
Questionné ensuite sur un projet de loi fictif, les résumés par IA se sont complètement égarés, hallucinant une réponse délivrée avec l’assurance tranquille d’un Gabriel Attal déplorant son propre bilan comme s’il était imputable à d’autres.
Je pense que notre méfiance (la mienne en tout cas) vis-à-vis des hallucination s’atténue de plus en plus. On pense qu’elles ont disparues, alors qu’en réalité les LLMs actuels continuent d’halluciner dans pas mal de cas (de mémoire j’avais le chiffre de 5%, les quelques recherches google remontent des taux bien plus élevés).
Les IA sont aussi utilisées pour « maquiller nos interactions », notamment au sein de call centers chargés du SAV de grosses entreprises, où des logiciels ajoutent « un sourire dans la voix » des opérateurs, lissent les tons et gomment les accents régionaux ou étrangers.
À vomir. Quoi que, c’est déjà ce qu’on demande aux agents qui répondent au téléphone, et dans ce cas c’est peut être même pire. On pourrait arguementer que l’utilisation d’IA en filtre de post-traitement va réduire la pression managériale sur les employés. Mais j’en doute un peu.
En mai dernier, une étude de l’ONG américaine Center for Democracy & Technology identifiait chez les chatbots IA les plus populaires, de Gemini à Replika, plus de 35 « dark patterns », ces dispositifs, comportements et interfaces destinés à nous manipuler. Des conclusions inquiétantes lorsqu’on se souvient que les personnes disposant du moins de connaissances en matière d’IA sont, comme le relève Wired, les plus susceptibles de les utiliser. Ce lien « faible niveau de littératie – forte réceptivité » s’observe même au niveau des pays, où selon des données recueillies par Ipsos, les habitants des nations où le niveau moyen de culture en matière d’IA est le plus faible sont plus disposés à l’adoption de cette technologie. Dans ces conditions, est-ce une bonne idée de laisser Gemini répondre à des questions sensibles ? Google a la réponse.
Make ‘em dumb, sell ‘em smartsParis Marx#
Tech executives have said a lot of wild things over the past few years to justify all the money they’re plowing into generative AI and the effort to force us all to use it. They’ve warned that AI could wipe us all out, that we’d have to geoengineer the planet to make way for their AI future, and that the surface of the earth would end up covered in data centers.
J’ai suivi toutes ces annonces, les premières paraissaient absurdent au regard des performances nulles des LLMs de l’époque. Puis elles sont devenues un peu plus crédibles, mais jamais suivies d’effets.
They try to exaggerate the power of the underlying technology to get us to focus our attention on science fictional scenarios over the real harms of how AI is being deployed.
“We see a future where intelligence is a utility, like electricity or water, and people buy it from us on a meter […] One of the most important things in the future is that we make intelligence, to borrow an old phrase from the energy industry that didn’t quite work, ‘Too cheap to meter.’”
- Sam Altman, US Infrastructure Summit, March 2026
J’ai vu ça, je n’y ai pas prêté trop d’attention, une affirmation outrageante de plus de la part de Sam Altman. Ça m’a moins choqué que l’interview chelou où il dit en mode décontracté que l’IA pourrait aider des personnes à créer des armes biologiques. En mode “Oui, il y aura de bonnes et de mauvaises choses, voilà.”
Studies have already found that reliance on chatbots leads students to to perform worse on tests because they’re not retaining as much of the information. Those that used chatbots were also less likely to engage in critical thinking, with researchers finding they “consistently underperformed at neural, linguistic, and behavioral levels” compared to peers that did not rely on the technology. A paper that included researchers from Microsoft even found that use of generative AI can “result in the deterioration of cognitive faculties that ought to be preserved.”
Je remarque que ces études et constats, bien que très présents pendant 4 à 6 mois dans les médias ne sont plus du tout visibles ces derniers temps.
Over the past year, we’ve been seeing an escalating series of stories about people experiencing mental breakdowns after developing a dependence on chatbots. Some have been institutionalized, others have disappeared, and some have used the chatbot to get support in ending their lives — occasionally doing so successfully.
Je le découvre. J’aimerais bien savoir quels phénomènes on observe chez les développeurs. Dépendance, frustration, ruine, burnout. Les burnouts, on en a vu pas mal sur les réseaux sociaux au moment des ralph loops. Ça me rappelle aussi la vidéo de Benjamin Code
But they[Tech billionaires]’re actually harming people’s ability to learn and to think for themselves, if not disrupting the course of their very existence.
Je me demande à quel point ils n’en sont pas victime à leur tour. Probablement qu’ils ne travaillent pas réellement eux-même, dans le sens de produire quelque chose (code, texte, etc.) et qu’ils sont donc moins exposés.
These ideas are directly related to the more science fictional ideology of longtermism that tech billionaires have been advocating in the past few years. It asserts that humans alive today are of equal value to humans that could live thousands or millions of years in the future. Longtermists claim to want to maximize the potential future “value” in the universe, and as a result argue that challenges like climate change and global poverty are secondary to developing the technology to colonize space and make computers that can think like humans (often called artificial general intelligence).
Paris explique bien plus clairement ce longtermisme que tout ce que j’avais vu ou entendu jusque là. On dirait une version futuriste du platisme ou du climato-scepticisme, tout pour ne pas remettre en question nos modes de vie et continuer de sortir du carbone du sol pour le mettre dans l’atmosphère.
At every point, they’re finding ways to make the world a worse place while pretending to do the opposite.
They will degrade every aspect of society if they feel it will get them one step closer to the realization of intelligent machines and their science fiction dreams. But every time they reveal more of that vision, they further demonstrate why everyone else must work together to stop them.
Lecture intéressante, très négative, mais je la crois assez réaliste. On a vraiment beaucoup de faisceaux d’indices sur à quel points les objectifs de ces milliardaires de la Tech ne sont pas alignés sur ceux du reste de l’humanité. Ils sont probablement suivis par des dizaines de milliers d’aspirants. Peut être qu’un jour on verra la Silicon Valley comme l’antre du Mal, le Mordor et son Oeil de Sauron.
AI's Economics Don't Make SenseEd Zitron#
Had the writer paid for her actual token burn, and had each of the times it got “stuck” resulted in $15 in token charges, I don’t think she’d be quite as forgiving of these fuckups.
You cannot guarantee whether an LLM will do a particular action, or whether it will present you with an outcome based on reality. You cannot for certain say how much a particular task — even one you’ve done many times using an LLM in the past — might cost, nor can you be sure when a model might go berserk and delete something, or simply not do something yet claim that it did.
Oooh oui, Ed marque vraiment des points, là. Quand je vois les montants quotidiens remontés par l’extension VS Code Claude Code Usage(ex : 85$ aujourd’hui pour une journée pas particulièrement intense), si je devais payer moi-même, ou même faire payer à mon entreprise ces montants quotidien, jamais je ne jugerai que ça vaut le coup.
On a troqué la barrière du temps et des compétences (je ne fais pas car je n’ai pas le temps et les compétences) contre une barrière financière. Mais pour le moment cette barrière financière est complètement invisible, derrière un abonnement vendu à perte.
[…] as the majority of AI users perceive its real or imagined benefits entirely through the lens of being able to burn anywhere from 13.50 for every dollar of their subscription in tokens.
À vue de nez, ça me parait pas déconnant comme ratio. Encore une fois, sans être un acharné.
The real thing to look out for — a true pale horse — will be a major AI lab like Anthropic or OpenAI moving all of its subscribers to token-based billing. Once that happens, you’ll know it’s closing time.
À suivre.
Sure, sure, you’re gonna say that engineers are “shipping code faster” or some such bullshit, I get it, but how much faster, and how much money are you making or saving as a result?
Franchement, c’est dur à estimer ! Je fais beaucoup plus de choses que sans, ça oui. Mais je fais aussi beaucoup de choses que je n’aurais jamais pris le temps de faire. Beaucoup plus de détours, beaucoup plus de tests. Quand à savoir si ce que je fais apporte une valeur réelle à l’entreprise, cette question est bien compliquée.
For the most part, everybody you’ve read gooning over the many possibilities of generative AI has experienced it without having to pay the true costs.
Vrai
Anthropic Head of Growth Amol Avasare said last week that its Max subscriptions were built for heavy chat usage rather than whatever people are doing with Claude Code and Cowork, and made it clear that Anthropic is now looking at “different options to keep delivering a great experience,” which is another way of saying “we’re going to change the prices at some point.”
I’m not sure people realize how expensive these tokens are, […] What happens if they go over budget, or if they literally can’t afford to spend the money necessary to finish their work?
[The Economics of AI Data Centers And Compute Do Not Make Sense]
Pour la faire court:
- On installe des GW et des GW de datacenter qui sont difficilement profitable pour plein de raisons
- On en installe tellement qu’on ne sait pas qui va les payer
- L’économie des Data Centers d’IA repose à 50% sur Anthropic et OpenAI
- Le business nécessaire pour rentabiliser tout ce qu’il est prévu d’installer est beaucoup trop important (
$1.18 trillion in annual revenues) et ne sera pas réalisé.
By selling users a product on a monthly rate and creating habits based on its availability, companies like Anthropic and OpenAI have misrepresented their businesses in such a way that most of their users are interacting with products and building workflows based on products that are unsustainable and impossible to maintain in their current form.
Generative AI is an insult. It is unreliable, its economics don’t make sense, its outcomes don’t justify its existence, and the perpetrators of its con are boring, oafish and avaricious men disconnected from society and anybody who would ever disagree with them. It requires stealing art from everybody, destroying the environment, increasing our electricity bills, the constant threat of economic annihilation, the endless cacaphony of “everything fucking sucks now because of AI,” all to push software that can only be justified by people willing to ignore basic finance or sense.
The assumption, if I had to imagine, is that I’m simply being alarmist, and that “the demand will absolutely be there.”
You’d better hope you’re right.
Endgame for the Open Web - Anil DashAnil Dash#
The open web is something extraordinary: anybody can use whatever tools they have, to create content following publicly documented specifications, published using completely free and open platforms, and then share that work with anyone, anywhere in the world, without asking for permission from anyone. Think about how radical that is.
Whether or not they succeed is going to be decided by decisions that we all make as a community in the coming months.
J’ai du mal à croire tout ce qui se base sur une décision collective massive, surtout si c’est pas facile.
- Publishers who still share their content openly […] are being absolutely hammered by ill-behaved AI bots. […] search engines had permission to crawl sites because they were going to be sending users to those sites.If they’re hitting your site half a million times for every one user they send to your site, all they’re giving you is higher costs.
Ouch. Les taux de clic vs. citation sont très mauvais en effet.
- LLM-based AI platforms that have trained their AI models on this content gathered without consent typically have almost no links back to the original source content, and either bury or omit credits to the original site; as a result, publishers in categories like tech media have seen their traffic crater by over 50%, with some publishers seeing drops of over 90%.
- As publishers see the danger from AI bots expand, they retreat to putting more and more content behind either password protection or payment walls or both, leaving the only publicly-accessible content to be AI-generated slop.
- Open APIs, a building block of how developers build new experiences for users, and for how researchers understand people’s behavior online, are rapidly being locked down due to abuse from LLMs [+ exemple de Twitter a fermé son API publique]
- Independent media based on open formats, like podcasts, are also under siege as platforms like Apple’s podcasts move to closed infrastructure which means that content creators are now required to work with Apple’s approved partners.
- Open source software projects, which power the vast majority of the internet’s infrastructure, are now beleaguered by constant slop code submissions being made by automated AI code agents.
- The most vital open content platforms, like Wikipedia, are under direct attack from bad-faith campaigns. Elon Musk has created Grokipedia to directly undermine Wikipedia with extremist hate content and conspiracist nonsense, by siphoning off traffic, revenues, and contributors from the site.
- A simple text file called robots.txt functioned for decades to describe the way that tools like search engines ought to behave when accessing content on websites, but now it is effectively dead as Big AI companies unilaterally decided to ignore more than a generation of precedent, and do whatever they want with the entirety of the web, completely without consent.
- Open source software licenses, which used to be a bedrock of the software community because they provide a consistent way of encoding a set of principles in the form of a legal contract, are now treated as a minor obstacle which can be trivially overcome using LLMs.
Une belle liste de méfaits bien connus, et pas seulement des spécialistes.
Alright, if it’s not hopeless, what are the concrete things we can do? The first thing is to directly support organizations in the fight.
Google’s Prompt APIMat Marquis#
As a Chrome user, you’ll have received Gemini Nano in the form of a 4GB transfer recently; no permission asked or required. If you remove it, Chrome will re-download it. For reasons I can only guess at, Gemini Nano is presumably now considered to be part of Chrome itself, despite being a standalone product that is included alongside but not integrated into the browser
C’est assez incroyable de plein de points de vue (poids, légal, non optionnel), je suis vraiment surpris d’à quel point ils font du forcing.
Once a model is available on your device, per the specification, any website you visit will be able to send prompts to that model without requesting permission to do so, then do whatever it wants with the responses. And again, Gemini Nano is on your device if you’re using Chrome, and it will be again if you remove it, unless you start tearing out wires in ways that the average user of the web can’t. So, in short: you now have an LLM running on your machine, and any website you visit can make use of it, and whatever processing resources it requires.
On sent venir les sites qui vont exploiter ça à fond comme les applications parasites qui exploitent les ressources des hôtes pour faire du scraping. Chrome permet ça, sans te prévenir. Une raison de plus de pas l’utiliser, j’ai envie de dire.
Evolved antennas, LLM-generated code, and a potential antifuture – Eric BaileyEric W. Bailey#
LLM companies are continuing to operate at a loss. The real cost of using their services may manifest sooner than later, as promises of profitability need to be kept.
On le redoute, mais il n’arrive pas encore. Mais on le redoute au fond de nous.
This LLM optimization might even go a step further. In the pursuit of efficiency its code output becomes a language completely decoupled from a human’s ability to follow. […] Or there is a dictionary, but it is sold back to you at a premium.
Fini les commmentaires inutiles dans le code. Il faudrait quand même que le code soit suffisament expressif. D’où la notion de dictionnaire propriétaire. OK.
Some here may argue that these systems are performing better than how human developers have, and that will increase as LLM-generated code becomes more prevalent. Here, know that:
- As of now, homepage accessibility errors and complexity are both on the rise, and
- This increase in inaccessible code will continue to be enshrined, codified, and amplified as the source code is re-scraped and fed back into model data training efforts.
Les graphes en lien ne me semblent pas encore si significatifs que ça. Mais l’idée reste tout à fait plausible, bien que pas nécessairement insoluble (modèles améliorés dans ce sens par ex.). Je ne suis pas sur qu’Internet servent encore de source pour les LLMs, maintenant qu’il est complètement pollué de contenus générés par LLMs (Model Collapse).
The lifespan of these [Internet and open source] ideas are also tiny blips compared to the centuries of traditional power structures and systems that came before them. It’s also enough time for said structures and systems to figure out how to address these existential threats and return things to how they prefer to operate.
Un maximum local de liberté, rapidement dépassé par une heuristique pour redescendre vers un maximum global de contrôle.
Here, know that I am not feeling fear as much as anger and a desire to preserve what is boring and works.
Je viens du monde chiant, c’est pas si mal.
A License to Act - Jim Nielsen’s BlogJim Nielsen#
Now with LLMs, it’s possible to build things you don’t fully understand which then require a perpetual license in order to have the capacity to maintain and modify.
Bien dit, très négativement tourné aussi.
LLMs don’t just do things for you, they do things instead of you — and the doing is a huge part of the point. The struggle to understand, to synthesize, to explain, it all has a byproduct: you!
Vrai, ceci dit, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une autre expérience, une autre lutte pour comprendre, synthétiser et expliquer. Elle me semble de nature différente dans ma pratique (mais je ne suis pas si loin du code, je ne GasTown pas).
L’arnaque du bilan carbonePloum#
Cela nous occupe pour nous donner l’impression de faire quelque chose tout en permettant aux politiciens de ne surtout rien changer.
Les gestes individuels ne sont pas à opposer aux gestes collectifs.
À moins d’arriver à convaincre 100% des humains de ne plus utiliser de pétrole ou de charbon et de laisser intactes les réserves mondiales, ce dont je doute fort, il sera brûlé
Il sera brûlé.
La seule mesure réaliste et efficace pour lutter contre le réchauffement climatique est d’arrêter l’extraction de carbone fossile. Point à la ligne. Tout le reste n’est que poudre aux yeux malhonnête ou confondante naïveté.
Ploum marque un point. Est-ce donc naïf de se dire que si je prend le vélo plutôt que la voiture, le train plutôt que l’avion il y a potentiellement moins de pétrole extrait ?
L’argument de Ploum est que d’une manière ou d’une autre ça sera consommé. Au pire ça réduit le prix du pétrole, mais tant que c’est extrait, c’est consommé.
Je suis tenté de dire que si la consommation de pétrole baisse, le prix baisse, donc l’OPEP+ baisse ses quotas d’extraction pour que le prix remonte. J’ai faux quelque part ?
Prétendre que planter des arbres contrebalance l’extraction fossile est une escroquerie pure et simple, car, en pourrissant ou en brûlant, le carbone de l’arbre va bientôt revenir dans l’atmosphère. Et quand bien même c’est utile, le mécanisme économique des certificats de compensation carbone est une arnaque qui entraîne plus d’émissions !
Et les mono-cultures d’arbres plantés en série sont mauvais pour la biodiversité et meurent souvent assez rapidement après avoir été plantées : carbone relaché très rapidement.
De nouveau, on tente de se distraire, d’imaginer toutes les solutions les plus absurdes les unes que les autres. Toute sauf la seule réelle : arrêter l’extraction.
Gros bad.
Il « suffirait » d’une résolution de l’ONU suivie d’un Nuremberg du climat.
Mais, franchement, vous y croyez vous ?
Non.
Vous connaissez un seul politicien qui pourrait être élu avec cette idée ?
Visiblement, aucun parti ne semble le croire en tout cas.
Il n’y a pas de bilans carbone honnêtes. Il n’y a que le carbone de surface et le carbone fossile. Si nous ne condamnons pas rapidement et durement ceux qui extraient le carbone fossile, le trou qu’ils sont en train de creuser sera la tombe de l’humanité…
Oui. Oui, mais que faire ? Allez, je condamne ceux qui extraient le carbone fossile. Maintenant quoi ?
Starting Was Never This Cheap | Daniel GriesserDaniel Griesser#
Today that skill is worth a lot less. Trying became cheaper than predicting.
Tenter le coup ne demande plus qu’un coup de sang ponctuel. Une pensée prolongée, une discussion intrigante au café, un “est-ce que ça serait possible de… ?”, quelque chose qui démange quand on utilise une app.
I’m noticing, looking at the graveyard of published projects on my GitHub profile - and even more unpublished ones! - that at one point I just stop caring about them. Way quicker than it was in the past. Mostly because I didn’t build any attachment to the code at all.
Je me reconnais aussi là dedans, bien qu’une grande partie de ces projets soient restés privés. Une app electron juste pour voir comment ça marche ou ce que Claude arriverait à faire à partir de ces quelques requirements.
Code really became an artifact of my intent, more so than anything else.
But everything is so easy now that sometimes you look a bit too far into the abyss. You start something that would’ve been a multi-week project before, you’re 80% there after one afternoon - and then you discover the outcome is not fully there yet. It still takes a lot of effort to bring it to the place where it actually does what you want.
Je rajouterais que parfois, on se lance un peu trop rapidement dans l’implémentation. Et on essaie de raccrocher les morceaux à partir d’un design bancal bien plus tard en testant. Le premier prompt donnerait presque un prototype jetable et qu’il faudrait se forcer à jeter. Juste pour tester l’idée, arriver à une conception plus complète.
On-Call Is Now Theatre | Boris TaneBoris Tane#
You borderline want your agent to read every single log line and figure out all errors and unexpected paths in real-time, as requests are flowing through your systems.
J’ai l’image d’un humain/robot qui surveille à la chaine chaque ligne de log façon Charlie Chaplin.
The teams sprinting ahead with coding agents are quietly discovering that their velocity is capped not by how fast they can build, but by how fast a human can figure out what broke. […] Put your AI agents in the worst on-call rotation imaginable, then give them a tool to page a human. Developers stop being the first responder, and step in only when an agent genuinely cannot figure something out.
OK, donc récapitulons : on laisse des agents coder à toute allure.
- Ça crée des problèmes en prod → on laisse des agents faire le tri et régler les erreurs en prod.
- Ça crée des failles de cybersécurité à la pelle, auquelles il faut réagir en moins de 2 heures → on laisse des agents surveiller nos repos pour détecter les failles que d’autres agents ont créées. L’IA est le problème aux 1000 solutions à base d’IA.
Et pour résoudre quel problème déjà ? plus de concentration de richesse ? plus de croissance ? plus de compétitivité ? On est de plus en plus loin de l’IA qui nous sert à résoudre les problèmes du climat ou à combattre des maladies.
Une sorte d’addiction, en fait.
The agent should tell you: here’s what broke, here’s the evidence, here’s the fix, here’s why it’s safe. Your job is to say yes or no. Judgement, not archaeology.
Donc on remplace l’analyse d’une alerte par l’analyse d’une PR faite par IA ? Je suis le seul à trouver ça encore pire ?
I’m also building polylane, because nobody should be on-call in 2026.
Même cas que Socket qui fait le panorama apocalyptique côté sécurité.
Fast and Hard Code | Armin Ronacher's Thoughts and WritingsArmin Ronacher#
But it’s not just people picking less common languages but also that they are increasingly working with “much harder” technologies. All of a sudden I have seen people do some really impressive stuff with DWARF files, eBPF, custom network drivers, custom crypto and really old computing hardware. Many of these things were previously off-limits for lots of developers. In some cases (eg: crypto) you were even pushed away because those things were intentionally gatekept by the people in the know.
So maybe the world will have more slop, but it might also have more developers in it, that want things to be fast and small.
C’est une idée agréable. Quand je repense aux galères rencontrées sur les ESP32 où tout est difficile. C’est intéressant de pouvoir se pencher plus sur les principes architecturaux et systémiques que sur des galères d’implémentation.
Dark mode toggles: two states are enough • Lea VerouLea Verou#
Users do not seek out solutions to problems they don’t currently have. […] Do not flood users with options that are irrelevant to their current situation. Options that might become relevant in the future, should be surfaced in that future, not pre-emptively.
Not every state of your state machine warrants visible UI.
Ultimately, everything boils down to the very same principle: Respect user effort.
Une leçon que j’essaierai de garder en tête, moi le spécialiste de donner un maximum de contrôles dans mes interfaces !
AI transformation in travel: Ante Dagelić of Travelier | PhocusWireAbby Crotty#
About AI-related investments at Travelier
What I can say is that our biggest investments aren’t in models or tools. They’re in infrastructure, data, quality, access and organizational structure. That’s the unglamorous work: making sure our data is correct and available, that our systems are properly documented and connected, that ownership is clear, that quality is measured rather than assumed.
We do that for two reasons. The first is that it makes our products better on its own terms, independently of AI. The second is that it makes us a far better environment for agents to operate in. An agent is only as good as what it can access and trust. Companies that invested in this over the last years are the ones able to move quickly now, and I expect that gap to keep widening.
- Ante Dagelić, VP of AI at Travelier
Point de vue pertinent. Finalement il s’agit d’investir dans le harnais à plus grosse échelle.
Un manifeste OffpunkPloum#
La première conséquence de cette centralisation monopolistique de la technologie est que la fourniture d’un accès à Internet est devenue une arme de guerre. Lorsque les grandes puissances entrent dans un conflit, elles ne cherchent plus seulement à perturber l’approvisionnement en eau ou en énergie, mais également à couper l’accès à Internet ou à certains services en ligne. La Russie a utilisé plusieurs fois cette tactique contre l’Ukraine. Israël fait de même contre la Palestine.
Et l’Iran contre sa population.
Dans ces pays, avoir un plan B « analogique » est une question de survie.
Et nous, a-t’on des plans B ?
En d’autres termes, si vous avez l’impression de rater des moments importants de sociabilité, si vous n’êtes pas productifs dans votre travail ou vos projets à cause des notifications ou si vous n’aimez pas être espionné en permanence par les grands monopoles de la tech, c’est uniquement de votre faute, car vous n’avez pas assez d’autodiscipline. Ce n’est en rien lié à l’économie de l’attention, au capitalisme de surveillance et aux logiciels conçus pour être addictifs.
Ça suppose de reconnaître le caractère malveillant / néfaste by design des algos de recommandations. On n’y est pas encore.
Le mouvement Offpunk n’est pas un style de vie, c’est un positionnement par rapport à notre usage du numérique, une forme de quête de sevrage numérique collective qui explore les impacts sociaux et politiques de la déconnexion. Le mouvement tente de permettre aux individus de se réapproprier leurs loisirs, leur citoyenneté et leurs communications sans passer par un intermédiaire numérique incontournable. L’Offpunk ne s’oppose nullement à Internet ou à la technologie, il cherche juste à rendre possible une vie sans connexion permanente.
On se rapproche de ce que j’ai pu lire sur l’IndyWeb, la syndication de contenus, etc.
- Des protocoles de communications décentralisés : messagerie via Bluetooth (Bitchat), protocole Gemini, emails chiffrés, Tor, XMPP…
- Ne pas utiliser d’IA pour produire du code. Raté :/
- Envoyer des lettres. Mon objectif pour l’année à venir.
- La première difficulté est la commodité, la convénience des outils propriétaires : amusement, normes sociales, ubiquité.
Ex: “Migration” de Whatsapp vers Signal. Échec pour 99,9 % de la population.
Tant qu’une poignée de sociétés maintiendra un monopole sur la technologie, tant qu’une surveillance de masse sera en place avec la complicité des États, sans la moindre transparence sur les moyens mis en œuvre ni l’utilisation de ces données, tant que l’économie de l’attention pourra monnayer nos temps libres contre de la publicité, tant que les infrastructures mettront à mal l’indépendance des pays du Sud, tant qu’il y aura une digitalisation forcée alors que les accès à Internet ne sont pas considérés comme un droit basique, alors la révolution ne sera pas numérique !
La complainte du technopunk ringardPloum#
Essayez et vous verrez que votre entourage vous regardera avec un air d’incompréhension totale. De choc !
Ma compagne est technopunk sans le savoir, je constate ce choc tous les jours !
Je le dis depuis 2023 : Bluesky n’est pas décentralisé et ne peut, par sa conception même, pas l’être. Le protocole AT n’est qu’un écran de fumée pour faire croire aux programmeurs qui ne creusent pas trop que la décentralisation future est crédible. C’est un outil marketing.
Note : lire [https://ploum.net/2023-03-03-bluesky.html](le pourquoi) quand j’aurais le temps, j’en suis à trois liens suivis pour lire cet article, je vais jamais en finir. Je parie sur le serveur de DID, avec une partie aussi sur la signature des commit (à 2pi près, j’ai pas encore tout compris à l’ATProto).
« Cyberpunk » est également le nom d’un récent essai d’Asma Mhalla qui décrit parfaitement la situation : nous vivons dans une dystopie fasciste avec une idéologie très assumée et si tu n’en ressens pas les effets, c’est juste que t’es pas encore dans les populations visées
Énervé le Ploum.
Project Gemini FAQProject Gemini#
But the only thing that a Gemini document can do with those files is link to them. You can’t embed images or videos inside a page, sticking them in the background or between bits of text. Nothing ever plays automatically. All you can do is say to your reader, “Hey, here’s a link to a picture, or a video, or some music”. It’s up to them whether they click the link or not - in Geminispace, the reader is always in control, not the author.
Well, not really. A lot of inspiration comes from a thirty year old protocol, it’s true, and lots of people enjoy Gemini because they don’t enjoy the direction the web has taken in the past ten years or so, but it’s not really about trying to turn back the clock.
Reading text with a simple, clear, uncluttered layout without any animation or embedded videos or sidebars full of distracting, unrelated extras. If you use the “Reader Mode” in your web browser a lot and you love it because you think that 99% of the time it makes webpages ten times easier to use by throwing out all the useless clutter and just giving you what you want, you’ll probably be excited to hear that everything in Geminispace looks that way all the time by default.
Le choix précédent se justifie. Du blog et du contenu sans distraction. Ce que ça m’inspire c’est effectivement un espace de calme similaire à un liseuse (support idéal donc pour la consultation du geminispace !)
Well, no. Gemini pages can provide visitors with a written prompt and ask them to type in some text to use as input. This is basically there to make search engines possible, because you need to have some way to enter your search terms. Even Gopher had support for search term input, before Google existed!
Curieux de voir comment
Gemini gives more control to the person reading a page than the person writing it. Because by default it only presents users with text, and because authors have no way to control the font or size or colour of that text, Gemini is naturally resistant to advertising and marketing. It’s very difficult to “establish a brand identity” or to “grab somebody’s attention” in Geminispace
Nickel.
L'IA n'a pas votre vécuJérémy Decool#
La discussion s’engage alors, on tente de comprendre pourquoi une approche plutôt qu’une autre dans le contexte en question. À l’écrit, on a une réponse générique, qui va dans le sens du développeur, qui a du sens, mais qui manque d’intention. C’est une réponse qui a du mal à convaincre. Et lorsque la discussion passe à l’oral, les échanges se vident souvent de leurs arguments car le sujet n’est pas maitrisé.
Le nouveau pare-feu anti-IA : l’appel slack comme check anti-bot :)
Getting an LLM to Make Me a Tool for Enriching the Color Metadata in My Icon Collection - Jim Nielsen’s BlogJin Nielsen#
Surpris de voir Jim si entousiaste à propos de coder avec un LLM. Mais la suite justifie le choix.
Boom, done! That all would’ve taken so long before. I would’ve never done it.
Takeaways:
The LLM is good at making throw-away code. This doesn’t need to be “production-grade” code I depend on. Just something that’s good enough for me to get a job done, then toss. The resulting metadata is the goal, not the tool I use to get to the goal.
OK, pas du code pour un produit. Juste du jetable pour un usage spécifique.
It’s fun to say, “Don’t do the work for me. Instead, help me make a custom-fit tool that facilitates me doing the work in the most empowering, correct way possible.”
Ma position exacte, je n’ai clairement pas envie de dépendre d’un skill pour faire ce dont j’ai besoin, mais plutôt : “aide moi à construire un processus pérenne qui me permettra de me passer de toi”. Marrant ça, un programme qui remplace le LLM ;), pour une fois que les rôles sont inversés !
WikiKB: a fast, repository-native knowledge base for people and agentsRussell Horton#
WikiKB is an efficient, transparent and explicitly curated knowledge base layer, for humans and agents, built on the GitHub repository wiki. Yes, every repo comes with a wiki! Most of them go unused, making it the perfect landing place for a human-readable, agent-addressable memory. WikiKB content can be ingested and queried from the command line, through GitHub issues, or agentically using the provided skill definition.
Idée qu’on m’a déjà présentée (utiliser les Wiki comme KB pour les agents et les humains + API Github pour query), mais cette fois il y a tout le tooling pour l’exploiter efficacement.
WikiKB is fast and efficient, leveraging Self-Organizing Memory for Agents (SOMA) from the GraphRAG Zero project at Microsoft Research.
❤️ Graph RAG.
WikiKB can ingest a local document or a public URL:
wkb ai-research ingest ./notes/retrieval-design.md —tag retrieval,design wkb ai-research ingest https://example.com/research-paper —tag research
OK, l’idée est d’ajouter les docs à la main et de demander à l’agent de les ajouter. ai-research doit être le nom de la collection ?
Here, ai-research is the local name registered for owner/repository.
Confirmé
Efficient: indexing and retrieval run locally on the CPU. Provider-optional: retrieval works without an LLM account or API request.
Idéal
Créer ses applications et son site web avec l’IA pour une entreprise touristique - IA TourismeJean-Philippe Duchesneau#
Récemment, notre entreprise (Groupe Écorécréo et Voiles en Voiles) s’est bâti à l’interne une série d’applications qui vont changer considérablement nos façons de faire. Nos nouvelles plateformes vont d’un formulaire d’acceptation des risques, à un CRM personnalisé pour le marketing jusqu’à un tableau de bord qui va centraliser nos données de ventes, de marketing et d’expérience client automatiquement.
Beaucoup de nouveaux outils à maintenir, et de futurs moments “Oops, I should have thought of that !”.
Chez Écorécréo et Voiles en Voiles, on opère cinq marques sur une douzaine de points de service. Chaque équipe a développé ses outils et ses habitudes. Certaines données sont automatisées, d’autres sont encore en format papier et copiées à la main.
Dans une organisation, j’imagine pas le souk. Et l’exposition du point de vu cybersécu (cf. ce talk sur la sécu à l’ère de l’IA).
On peut ensuite installer l’outil sur son propre serveur, sans licence par utilisateur ni fournisseur à rappeler pour ajouter une colonne. Il reste toutefois des coûts d’hébergement, d’entretien, de sauvegarde et de sécurité.
Une bagatelle.
Il faut aussi quand même tester les formulaires, la vitesse et l’affichage sur différents appareils et tous les éléments sensibles devraient être révisés avant la mise en ligne.
Et apprendre le métier de webmaster pour savoir quoi faire ! Ou juste faire confiance à l’IA sur la totalité.
Il faut protéger les données (surtout avec la loi 25), contrôler les accès, tester le résultat et faire réviser les éléments sensibles par une personne compétente. Dès qu’on touche aux paiements, aux réservations ou aux renseignements personnels des clients, une validation de sécurité par un spécialiste reste obligatoire, à mon avis, et il faut savoir ce qu’on fait.
Donc finalement, ce n’est qu’une annonce. Tout projet sérieux devrait finalement être géré par un professionnel.
Et gardez les mains sur le volant. L’IA code vite, mais elle ne connaît ni les obligations légales de l’entreprise, ni les renseignements personnels à protéger, ni la réalité des opérations un samedi de juillet à 14h. Il faut contrôler les accès, effectuer des sauvegardes, garder les logiciels à jour et vérifier les résultats.
Il fallait commencer l’article par ça, ça serait beaucoup plus honnête (et beaucoup moins click-bait) : “Grâce à l’IA, je peux prendre en charge toute la maintenance et la conformité légale et sécuritaire de toutes mes idées.”.
L’IA vient de faire tomber une barrière importante. La technologie n’est plus le principal obstacle. Le vrai défi est maintenant de choisir le bon problème à régler.
Effectivement, mieux vaut bien réfléchir avant de s’engager dans ce genre de projet.
La surface d'attaque des agents : pourquoi l'IA bouleverse la sécurité logicielle telle que nous ... - YouTubeFeross Aboukhadijeh#
Feross Aboukhadijeh, PDG de Skocket (scanner auto de vulnérabilités)
For a long time there was this complacency, we kinda assume that “it’s open-source, it must be good, it must be safe” and we’re kinda seeing that falling apart right now and so we have to grapple with it.
J’ai beaucoup lu la formule du type “L’IA code tellement vite que son développeur n’arrive pas à tout suivre”. Mais en fait, si l’on pense à tout ce qui a changé entre deux npm install, c’est un ordre de grandeur supplémentaire de “l’IA a codé plus vite que son développeur” qui arrive en plus dans notre logiciel. Vertigineux.
[Open Source Malware Growth] almost inexistant in 2019 -> 2025 1M+
Ça me fait penser à Ce Talk du FOSDEM 2026: Let’s end open-source together with this one simple trick qui finalement prend tout son sens. Maintenant qu’il y a tellement de risques à utiliser l’open-source, tellement de supply-chain attacks. Autant faire du clean-room copy de toutes les dépendances pour ne pas avoir les mêmes failles que les repos d’origine. Un sacré gachis, mais on risque d’en arriver au même constat que celui cité dans le talk : ça va coûter beaucoup moins cher de ré-implémenter ses propres dépendances que de faire confiance à un package open-source.
[Explains Axios Attack]
Fishing vraiment très élaboré sur le mainteneur du package pour lui voler des credentials npm.
[Skills, MCP Servers]
Pas mal d’attaques à travers les skills : prompts ou scripts qui vont récupérer un script malveillant.
[Attaque Hackerbot]
Attaque “Living of the land”: Prompt qui est envoyé a un outil de code (Codex, Claude Code…), produit un “Audit de sécurité” et envoi les résultats (des failles) à l’attaquant.
The time to exploit is going massively down (2.3y in 2018 down to 10h today). We need AI to automatically react.
Triste.
- 263% increase in CVE submissions 2020-2025 (NIST)
- 89% YoY nicrease in AI-enabled attacks (CrowdStrike 2026)
- 50000 CVEs forcast for 2026, before Mythos (FIRST)
NIST announced that is giving up on enriching most CVEs (April 26)
Le modèle de réaction est en train d’être complètement submergé. Flippant. Est-ce que dans ce contexte on peut vraiment en vouloir aux entités qui se font avoir.
In the short term we’re going to have a lot of pain, AI is going to continue generating more code than ever, attackers are going to flood packages with malicious code, the window to respond is going to collapse below 2h […] but i’m rather optimistic, […] there is a finite number of vulnerabilities. […] But it’s going to be much better, thanks to AI
- (citation approximative, c’est de la video)
Alerte : nouveau lien de dépendance super fort qui risque d’arriver, en plus de github et d’un fournisseur d’IA : un scanner / analyseur de vulnerabilité + une armée d’agents IA pour traiter les alertes. Tu m’étonnes qu’il soit optimiste, sa vision est 100% compatible avec une croissance exponentielle de sa boite qui est justement le composant central de sont dispositif.
La Xème canicule // /home/lord<Lord.re#
Du coup quand j’ai vu passer un toot sur l’arrivée d’une nouvelle canicule, de rage j’ai relevé quelques infos pour produire ce superbe tableau !
👀
Merci aux gouvernements successifs d’être au courant du dérèglement climatique et de ne surtout rien faire de peur de pénaliser l’Économie mais de quand même pleurer à chaque nouvelle catastrophe parceque ça impacte l’Économie (et les gens mais ça, ils s’en foutent).
Ça va peut être finir par rentrer. Visiblement pas cette année, mais un jour ? (please)
Why Is It So Hard To Ship With AI? | Jim Nielsen’s NotesPaul Ford#
When you are making software with a prompt, think of that as consumption […] You are not actually creating for the user, you are creating to satisfy yourself. You know how you know? Because it’s not miserable enough. You gotta get that email from a person who is like, “I really don’t like the changes you made…”
C’est pour ça que la majeure partie des projets dont j’entends parler (ainsi que les miens) servent surtout à leur créateurs :D. Dans mon cas, c’est bien tout ce que je leur demande.
Sous le capot de Bluesky : l'ATProto) | Une tasse de caféQuentin Joly#
L’ATProto (pour AT Protocol, ou Authenticated Transfer Protocol) est un protocole ouvert pour bâtir des réseaux sociaux décentralisés, lancé par Bluesky. L’information à prendre en compte direct: Bluesky n’est qu’une application posée sur l’ATProto, un peu comme un client mail au-dessus de SMTP. D’autres apps tournent sur le même protocole, et rien n’empêche d’en écrire de nouvelles.
Le PDS : le serveur qui héberge physiquement votre dépôt. Il est indiqué dans votre document DID, donc lui aussi peut changer.
Que se passe t-il si le PDS ferme du jour au lendemain, les données ont beau nous appartenir, elle deviennent inaccessibles !
Déjà, une remarque : ce dépôt ne contient pas que du Bluesky. On y trouve du app.bsky., mais aussi tangled le serveur Git (sh.tangled.), un LinkedIn alternatif nommé Sifa (id.sifa.profile.*) et même une plateforme de blogging pckt (blog.pckt.publication).
Autre remarque, certaines applications on une unique collection (site.standard.publication) d’autres plusieurs (id.sifa.profile.*).
Ça fait qu’une petite semaine que je me suis mis dans l’ATProto, n’hésitez pas à m’envoyer un DM (Bluesky) ou à laisser un commentaire si vous voyez des boulettes.
Bon guide détaillé. Ça répond à un bon paquet de mes questions sur l’AT Protocol.
Oops, Should’ve Thought of That - Jim Nielsen’s BlogJim Nielsen#
If they did something unexpected (a.k.a. a bug), it was because you failed to 1) anticipate it could happen, or 2) specify with greater detail that it shouldn’t happen.
J’aurais envie de dire qu’avec un LLM c’est à peu près la même chose. Sauf que la tentation est très forte de ne rien préciser du tout.
There’s going to be a lot more “Oops, I didn’t mean to do that” in the future.
Vrai. Cela m’arrive déjà souvent sur les projets où je lache plus la bride.
Meanwhile, a hobbyist or amateur doesn’t even have the capability or experience to understand the assumed intent of an LLM until it’s too late and users have been affected.
Et jusqu’à ce qu’il y ait un vrai pépin, aucun moyen de sentir venir le problème.
Software we use everyday, software that many aspects of our lives increasingly depend on, needs less unintended consequences. Less “Oops, should’ve thought of that.”
Ça se ressent déjà, à moins que ça ne soit un biais de confirmation.
Malgré un été de tous les records, le refus d’obstacle de la classe politique face à l’urgence climatiqueRaphaëlle Besse Desmoulières, Mariama Darame, Alexandre Pedro et Robin Richardot#
Avec 119 000 hectares réduits en cendres depuis janvier, le pays déplore aussi sa plus grande superficie brûlée en une année. « Ça a été cauchemardesque, résume Lucile Schmid, présidente du cercle de réflexion La Fabrique écologique. Il y a quelque chose qui s’est perdu dans notre capacité à vivre sereinement. »
En plus des gens dans les territoires, nombre de vacanciers ont vu de leurs yeux ces événements.
Pourtant, à mesure que les événements extrêmes s’enchaînaient, ni le président de la République, Emmanuel Macron, ni son premier ministre, Sébastien Lecornu, n’ont tenu de discours forts sur le sujet.
Comment trouver des messages rassurants, qui les valorisent, qui leur donne un avantage dans les futures élections ? Le changement climatique est en cours, les conséquences s’empirent, les changements nécessaires seraient pour beaucoup impopulaires et demandent un changement d’état d’esprit complet. Il y a peu à espérer politiquement.
« Ce n’est pas en sortant des tournevis, en comblant les fuites d’eau, en collant des clim à tout le monde ou en rasant nos forêts qu’on réglera les choses », a-t-elle assené, tout en reconnaissant n’avoir obtenu « aucune garantie formelle » de la part de l’exécutif sur les engagements pris.
- Mme Barbut, Ministre de la transition écologique
Un ministère de plus en plus afaibli. L’écologie est impopulaire dernièrement.
Gabriel Attal, s’est, lui, engagé à « lancer la plus grande chasse au gâchis d’eau jamais menée » et à mettre en place un plan de captation des précipitations sur les bâtiments publics chapeauté par un ministère de l’eau.
On ne sait plus quoi inventer comme bêtises !
« Beaucoup de candidats pensent encore qu’il y a plus de coups à prendre que de voix à gagner, juge Jean-François Julliard, directeur général de France nature environnement (FNE). Ce n’est pas un sujet porteur électoralement.
Tout est dit.
Spool · nate.ripNate Butler#
Getting agents to use it consistently is the main one. An agent will happily track tasks for a while, then forget to update status, or create duplicates, or ignore the existing backlog entirely. Discipline is hard enough for humans — turns out it’s hard for agents too.
Aaa-ah
Spool is a git-native, event-sourced task tracker. Tasks live in the repo as append-only event logs — no server, no SaaS, no separate system to keep in sync. It came out of exploring agentic orchestration workflows. Tools like Beads exist in this space, but the goal here was something more opinionated and personal — build the thing, use it daily, see what works.
Sexy sexy, ça me rappelle mon vieux gestionnaire de tâche task. La cli était facile à oublier, j’avais envie de logguer pour le plaisir d’utiliser l’outil plus que pour m’aider à avancer. J’ai fini par abandonner au profit d’une liste dans une note.
Gas Town’s Agent Patterns, Design Bottlenecks, and Vibecoding at ScaleMaggie Appleton#
À propos de Gas Town, un outil d’orchestration d’agents:
I certainly feel this friction in both my own professional work and personal projects. My development velocity is far slower than Yegge since I only wrangle a few agents at a time and keep my eyes and hands on the code. But the build time is rarely what holds me up. It is always the design; how should we architect this? What should this feel like? How should this look? Is that transition subtle enough? How composable should this be? Is this the right metaphor?
Complètement d’accord. Personnellement, sur les projets “vibe-codés” (entendre, je m’éloigne beaucoup du code) je ne souffre pas de ce “ralentissement”, j’aime passer du temps sur ces idées, choisir ce que je met dans le produit, reprendre les commandes sur une partie intéressante.
This feels like one of the most critical, emerging footguns of liberally hands-off agentic development. You can move so fast you never stop to think. It is so easy to prompt, you don’t fully consider what you’re building at each step of the process. It is only once you are hip-deep in poor architectural decisions, inscrutable bugs, and a fuzzy memory of what you set out to do, do you realise you have burned a billion tokens in exchange for a pile of hot trash.
Mon intuition initiale à propos du vibe-coding, des patrons et commerciaux qui veulent qu’on s’éloigne du code ou développer les outils eux-même. Yegge, l’auteur de Gas Town est peut être un peu extrême, donc l’issue finale arrive vite. Mais j’ai du mal à me dire que tout projet sans conception et connaissance des enjeux sous-jacents est voué au même destin.
Gas Town’s hierarchical approach solves both a coordination and attention problem. Without it, you are the one assigning tasks to dozens individual agents, checking who’s stuck, who’s idle, and who’s waiting on work from someone else. With the Mayor as your single interface, that overhead disappears. You can continuously talk to the Mayor without interrupting any agents or getting in the way, or having to think much about which one is doing what. This is less cognitive overhead than constantly switching tabs between Claudes.
Si le développement prend cette direction, on va tous devenir des CTO à diriger des sortes d’usine à logiciel. Il faudra viser juste dès l’idée et les premiers prompts au risque d’avoir financé un produit à jeter dès la sortie d’usine.
Gas Town’s solution to this is make each agent session disposable by design.
Ce n’est pas nouveau. Les Ralph Loops et autres boucles agentiques avaient le même prémisse. Gas Town semble hériter beaucoup d’idées directement des autres candidats qui ne sont plus assez nouveaux pour qu’on continue d’en parler 3 mois plus tard.
“Should developers still look at code?” will become one of the most divisive and heated debates over the coming years. You might be offended by the question, and find it absurd anyone is asking. But it’s a sincere question and the answer will change faster than you think.
J’espère que oui, le code, l’archi, les algorithmes, les concepts, les systèmes. La créativité n’est pas qu’imaginer des produits et leur rentabilité.
I’m already seeing people divide along moralistic, personal identity lines as they try to answer it. Some declare themselves purist, AI sceptic, Real Developers who check every diff and hand-adjust specific lines, sneering at anyone reckless enough to let agents run free.
Sans parler de ceux qui disent ça et produisent 5 ans de dev en 1 mois !
How far away you step from the syntax shifts based on what you’re building, who you’re building with, and what happens when things go wrong.
Un peu de déculpabilisation.
Gas Town sounds fun if you are accountable to nobody: not for code quality, design coherence or inferencing costs. The rest of us are accountable for at least the first two and even in corporate scenarios where there is a blank check for tokens, that can’t last. So the bottleneck is going to be how fast humans can review code and agree to take responsibility for it.
- qcnguy, comment on Hacker News post about Gas Town
Given all these “it depends” considerations, I’m currently in the code-must-be-close camp for most serious work done by professional developers. But I expect I’ll shift to the code-at-a-distance camp over the next year or two as the harnesses and tools we wrap around these agents mature.
Il suffit de regarder comment nos pratiques ont évolué ces derniers 6 à 8 mois.
Super post, belles illustrations, décidément l’équipe de Github Next sait soigner les apparences et le contenu.
Powering a static site with AT Protocol · nate.ripNate Butler#
Rien que l’apparence des posts de Nate me font aimer son contenu. Tout est si beau, net, petit (et mignon), terminal-like, mais surtout lisible et intéressant.
This site doesn’t have a database or a CMS. Every piece of content — posts, shots, lists, links — lives on the AT Protocol as records on a Personal Data Server. The site is static Astro that fetches everything at build time, renders it, and deploys to GitHub Pages.
C’est tentant de faire la même chose, ça a un moment été mon intention, avant de me dire que je pourrai toujours le faire plus tard. Avec ce post, on s’en rapproche dangereusement.
Images aren’t URLs to some external CDN — they’re blobs stored directly on the PDS.
Note à moi-même : quelles limites d’upload on a sur eurosky ?